Thématiques proposées le 7 mai pour le cinquième épisode de la troisième saison :

Thématique actualité : Quelle est votre nuit sous la lune rousse ?

Thématique évasion : Comme si notre mémoire était illimitée, que voudrions nous conserver ?

Thématique WTF : Vous êtes un parapluie qui aime le soleil !

Thématique WTF, Anonyme

Quand la pluie d’orage calme les nerveux et les intranquilles,…le parapluie et le soleil en joueurs complices …

Ma vieille pote, L’Ourse

Un devoir de mémoire, Audrey

Si ma mémoire était illimitée, je voudrais conserver tous les bons moments depuis mon enfance et piocher dedans quand j’en aurais envie :
Me souvenir ce que ça fait que de naître.
J’aimerais garder en mémoire le mariage de mes parents auquel j’ai assistée n’ayant même pas deux ans.
J’aimerais me rappeler de la naissance de mon frère et de ma sœur.
Me souvenir de ce que j’ai ressenti la première fois que j’ai posé mon regard sur eux.
Me remémorer tous les moments joyeux qu’on a passé en famille.
Mémoriser toutes les semaines de vacances qu’on a passé dans un camping, dans le Var.
Mes deux années de théâtre au lycée.
Tous les bons parfums que j’ai senti.
L’odeur de la terre après la pluie.
Les amis que je me suis fait et les moments qu’on a passés ensembles.
Les presque deux années passées à l’atelier Horticulture et toutes les connaissances que j’ai acquises.
Tous les bons moments que j’ai vécu dans ledit atelier.
Tous les noms des plantes.
Tous les moments où je rigolais tellement que j’en avais mal au ventre.
Tous les moments où je me sentais bien.
Tous les moments passés à marcher dans la rue, calme et apaisée.
Tous les moments de balades dans la nature avec mes parents.
Toutes les sessions musicales.

Ceci est une liste non-exhaustive de tous les moments que j’aimerais gardés en mémoire si celle-ci était illimitée.

Le baiser, Vincent Riot-Sarcey

Ma rousse, Twelve

Ma nuit se reflète dans la lune, une rousse m’attend au sommet de la dune. La planète-tête éclairée par ce qui tourbillonne, la contemplation des ombres se révèle être la lumière de nos temps immobiles. Donne-moi ce qui se terre et prends ce qui crie comme une lettre qui derrière nos plis, rit.

Mes nuits bleues, L’Ourse

Le lundi au soleil, Audrey

Yo, c’est moi le super parapluie, je vous protège de la pluie. J’voulais vous écrire pour vous expliquer mon trouble. Apparemment, il est très commun à tous les objets de mon espèce. On est remplit d’paradoxe. A force de côtoyer les zumains, ils ont fini par nous contaminés avec leurs histoires de pensées, prises de consciences, désillusions, regrets. A la base, je ne parle pas et donc j’écris encore moins. Enfin, ça, c’était avant. Maintenant j’réfléchis trop et j’bouillonne de l’intérieur. Tout mon univers (je savais même pas c’que c’était avant…….) est chamboulé et j’sais pas quoi faire de tout ça. Peut-être que c’était écrit dans le grand livre de la vie. Les parapluies ont choper une conscience. J’dis pas que ça va donner d’bons résultats. On a pas eu de cerveaux non plus, faut pas déconner. Et puis, j’veux pas aller à l’école. M’enfin, c’est pas ce qui me gène vraiment. Ce qui m’énerve un peu est qu’on n’est pas libre. On reste toujours accrochés aux zumains. Moi, ce que je veux est simple en fait. J’veux bronzer au soleil. J’veux passer une journée entier rien qu’à me dorloter sous les rayons jaunes. C’est pas compliqué à comprendre pourtant. Bah allez expliquer ça aux autres ! Moi, j’en peux plus. Ils savent même pas c’que c’est que le soleil. « C’est rien, juste la grosse boule géante qui envoie ses rayons lumineux et réchauffe les plus froids d’entre nous », c’que j’ai envie de leur dire. Donc, je laisse tomber parce que j’en ai marre de me répéter à chaque fois. Du coup, ils veulent même pas m’filer un coup de manche, ces imbéciles. C’est pour leur bien que je fais ça. Bah vous savez quoi, j’vais me débrouiller toute seule et ils ne récolteront aucun laurier de ma part. Rien. Que dalle ! Ce sera tout pour ma pomme. Je vais vous dire un truc : je vais pas m’embêter avec une espèce de leur genre. Mon soleil, je le verrais toute seule, je n’ai besoin de personne, moi (et encore moins en Harley-Davidson, hahahahahahahahahahahahah). Et puis quand je reviendrais en jaune doré, ils iront se plaindre où je pense. Ils préfèrent restés accrochés à leurs zumains, bah tant pis pour eux. Ils savent pas ce que c’est que de profiter de la vie. Que d’en avoir une très courte. Vraiment très courte, si vous voyez c’que j’veux dire. D’après un certain Vladimir quelque chose (Vladimir Nabokov, ndt) : « notre existence est une brève fissure de lumière entre deux éternités obscures ». Donc, j’ai envie de dire, carpe diem. YOLO (on n’a qu’une vie, ndt). Donc, je vais prendre une rabane, partir dans le Var, au bord de la Mer et profiter autant que possible des rayons chauds du soleil. Voilà ! Je démissionne et pars au soleil. J’aurais mon lundi au soleil, mwahahahahahahahahahahhahahahahha !

Bonne chance à vous,
Aimez-vous les uns les autres,
Carpe Diem,
Hasta la vista, baby.

Note du traducteur : Ceci est une analyse de texte destinée aux zumains. Si vous n’êtes pas humains, ne lisez pas (attention, vous êtes surveillés).
Ce texte a été traduit pour que les potentiels lecteurs puissent comprendre la profondeur de l’émotion ressentie par le parapluie. Celui-ci nous explique qu’il veut profiter de la vie pendant qu’il en est encore temps à glandouiller devant le soleil. Si je comprends bien de quoi il est question, je dirais qu’en fait cet objet veut narguer le soleil. Pendant que ce dernier travaille tous les jours de l’année sans un seul moment pour se reposer, il est obligé d’observer un spécimen qui passe son temps à dormir. Il est clair que cela est injuste envers le soleil. Celui-ci m’a donc contacté personnellement pour m’avertir qu’il fait grève (oui, je lui avais montré ce texte avant de le publier, autrement comment aurait-il eu connaissance des agissements de cet objet profiteur ?!). Si les parapluies ne font plus leur boulot, il ne voit aucune raison qui l’obligerait à faire le sien. Lui aussi, il veut profiter de sa vie. Après tout, il n’est pas un arbre, s’il veut voyager, personne ne peut l’en empêcher. Et en plus, il a cru voir une étoile qui lui faisait de l’œil. Il aimerait faire plus ample connaissance avec elle, et plus si affinité……. mais sinon, il a bien aimé travailler pour les humains…..c’était bien chouette.
Je pense qu’il ne faut pas voir ça comme une attaque personnelle mais plutôt comme une grosse boule de feu qui décide de prendre sa vie en main et veut voir s’il y a d’autres possibilités qui s’offrent à elle pour bien choisir vers quelle direction se tourner. Promis, il ne vous oubliera pas.
Il vous souhaite une bonne continuation et une bonne chance pour l’avenir………..Mwahahahahahah.

Dead pope beneath the yellow moon, Vincent Riot-Sarcey

Le « pare soleil » MFB


Je suis un « pare soleil »
Mais en vérité j’aime le soleil.
J’aime l’été
Mon ami le soleil me fait du bien
Il me réchauffe.
J’aime sa couleur lumineuse
Qui inspire la joie de vivre
Qui invite à l’épanouissement
Je deviens et me sens grand.
Je l’admire, il me regarde.
Nous sommes là
Immobiles dans le silence
L’un pour l’autre.
Nos coeurs battent à l’unisson

L’enfer du souvenir, Vincent Riot-Sarcey

The top of the west, Vincent Riot-Sarcey

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